Le plafond 2026 en une règle : 10 % de vos revenus 2025
Le plafond de déduction est fixé par l’article 163 quatervicies du code général des impôts. Pour un salarié, un fonctionnaire, un demandeur d’emploi ou un retraité, il se calcule toujours sur l’année précédente : les versements de 2026 sont déductibles à hauteur de 10 % de vos revenus d’activité professionnelle de 2025, nets de cotisations sociales et de frais professionnels, ces revenus étant retenus dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale de 2025, soit 47 100 €.
Deux bornes en découlent. Le plafond maximal vaut 10 % de 8 × 47 100 €, soit 37 680 € : au-delà de 376 800 € de revenus, il ne monte plus. Le plancher vaut 10 % de 47 100 €, soit 4 710 € : il s’applique à toute personne dont 10 % des revenus donnent moins, et même à une personne sans aucun revenu professionnel, étudiant, parent au foyer ou retraité. Un salarié à 30 000 € et un salarié à 47 000 € ont donc exactement le même plafond de base.
Sous 47 100 € de revenus 2025, tout le monde a le même plafond : 4 710 €
Le plafond de déduction 2026 d’un salarié selon ses revenus professionnels nets de 2025 : 10 % des revenus, jamais moins que le plancher, jamais plus que le plafond.
À retenir : le plafond est proportionnel aux revenus, mais borné aux deux bouts. Si vous gagnez moins de 47 100 €, ne cherchez pas à calculer 10 % : votre plafond de base est de 4 710 €, avant reports.
Source article 163 quatervicies du CGI, plafond annuel de la Sécurité sociale 2025 fixé à 47 100 €.Lecture revenus professionnels nets de cotisations sociales et de frais professionnels (déduction forfaitaire de 10 % ou frais réels), avant tout abattement.
Les travailleurs indépendants relèvent d’un second calcul, celui de l’article 154 bis, qui s’appuie cette fois sur les bénéfices et sur le plafond de la Sécurité sociale de l’année en cours, 48 060 € en 2026 : 10 % du bénéfice imposable retenu dans la limite de huit fois ce plafond, plus 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre un et huit plafonds, soit un maximum de 88 911 €, et un plancher de 4 806 €. Le reste de cet article s’adresse aux salariés et assimilés, de loin les plus nombreux.
Le plafond limite la déduction, pas le versement. Vous pouvez verser autant que vous voulez sur un PER ; simplement, ce qui dépasse le plafond disponible ne réduit pas votre impôt. Il n’existe aucun plafond de versement sur un PER, contrairement au PEA ou aux livrets réglementés.
Où lire votre plafond : l’avis d’imposition, et ce qui le réduit
Vous n’avez en réalité rien à calculer. L’administration fiscale le fait pour vous et imprime le résultat sur la dernière page de votre avis d’imposition, sous la rubrique « Plafond épargne retraite ». L’avis reçu à l’été 2026, établi sur vos revenus de 2025, affiche le plafond calculé pour les versements de 2026, puis les plafonds non utilisés de 2023, 2024 et 2025, et enfin le total disponible. Les mêmes montants apparaissent en cases 6PS et 6PT de la déclaration en ligne, et les reports en cases 6QS et 6QT.
Ce plafond n’est pas brut. Trois sommes viennent le réduire, parce qu’elles ont déjà bénéficié d’un avantage fiscal l’année précédente : l’abondement versé par votre employeur sur un PER d’entreprise collectif, les cotisations obligatoires, patronales et salariales, d’un PER d’entreprise obligatoire ou d’un ancien article 83, et les jours de congé ou de compte épargne-temps que vous avez transférés sur un plan d’entreprise. Notre comparaison entre PER d’entreprise et PER individuel détaille ce mécanisme. Le point à retenir : ces sommes de 2025 amputent votre plafond de 2026, pas celui de 2025.
Un salarié à 45 000 € peut déduire jusqu’à 14 850 € en 2026, trois fois son plafond de l’année
Reconstitution de la rubrique « Plafond épargne retraite » d’un avis d’imposition 2026, pour un salarié qui a peu versé les années passées et reçu un abondement en 2025.
À retenir : le chiffre qui compte est la dernière ligne, pas la première. Un épargnant qui n’a jamais versé dispose souvent de trois à quatre fois son plafond annuel, et c’est le plafond de 2023 qu’il faut consommer en premier : il disparaît au 31 décembre 2026.
Source rubrique « Plafond épargne retraite » de l’avis d’impôt sur le revenu, cases 6PS, 6QS et 6QR de la déclaration 2042.Lecture exemple construit avec des revenus de 42 000 à 45 000 € et des versements de 1 000 € en 2024 et 2025 ; vos montants réels figurent sur votre avis.
Le plafond imprimé sur l’avis suppose que l’administration connaît vos cotisations d’entreprise. Si votre employeur a mis en place un PER obligatoire en cours d’année, ou si vous avez changé d’employeur, vérifiez la ligne « cotisations déduites » de votre déclaration : un plafond surestimé se corrige lors de la déclaration de 2027, et l’excédent versé ne serait alors plus déductible.
Les plafonds non utilisés : trois ans, puis cinq
La fraction de plafond que vous ne consommez pas une année n’est pas perdue tout de suite. Jusqu’à présent, elle restait disponible pendant les trois années suivantes. La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a porté cette durée à cinq ans, mais seulement pour les plafonds constitués à partir du 1er janvier 2026 : la mesure n’est pas rétroactive. Vos reliquats de 2023, 2024 et 2025 gardent donc leur durée de vie de trois ans ; c’est le plafond non utilisé de 2026 qui sera le premier à survivre jusqu’à fin 2031.
Le plafond de 2023 expire au 31 décembre 2026, celui de 2026 vivra jusqu’en 2031
Date de péremption de chaque plafond non utilisé, avant et après la réforme de la loi de finances pour 2026.
À retenir : un versement de 2026 s’impute d’abord sur le plafond de 2026, puis sur le plus ancien des reliquats, celui de 2023. Si vous avez un gros reliquat de 2023, c’est cette année ou jamais.
Source article 163 quatervicies du CGI modifié par l’article 9 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026.Lecture les plafonds antérieurs à 2026 conservent la règle des trois ans ; l’allongement à cinq ans ne concerne que les plafonds nés en 2026 et après.
L’ordre d’imputation est fixé par l’administration et joue en votre faveur : le versement consomme d’abord le plafond de l’année en cours, puis les reliquats en commençant par le plus ancien. Vous n’avez rien à indiquer sur la déclaration, le calcul est automatique à partir des montants pré-remplis.
Le plafond du conjoint : la case 6QR
Un couple marié ou pacsé, soumis à imposition commune, peut mutualiser ses deux plafonds : il suffit de cocher la case 6QR de la déclaration de revenus. Les plafonds des deux conjoints, reports compris, sont alors additionnés en une seule enveloppe, et l’un des deux peut la consommer seul. Le cas typique est celui d’un foyer où l’un travaille à temps partiel ou ne travaille plus : son plancher de 4 710 € et ses reliquats, qu’il n’utiliserait jamais, viennent grossir la déduction de l’autre, calculée à la tranche marginale du foyer.
Poussé au maximum, un couple dont les deux membres ont chacun le plafond de 37 680 € pourrait déduire jusqu’à 75 360 € sur une seule année, avant même les reports. Dans un foyer imposé à 41 %, chaque tranche de 10 000 € ainsi déduite représente 4 100 € d’impôt en moins. La mutualisation se demande chaque année ; elle ne s’applique pas aux couples en concubinage, qui déclarent séparément.
Ce que le versement vous rapporte, tranche par tranche
La déduction agit sur votre revenu imposable, pas sur l’impôt directement. L’économie est donc égale au versement multiplié par votre tranche marginale d’imposition, celle qui frappe vos derniers euros de revenu. Le barème appliqué en 2026 aux revenus de 2025 compte cinq tranches, et c’est lui qui sert à estimer l’économie d’un versement fait en 2026.
5 000 € versés effacent 1 500 € d’impôt dans la tranche à 30 %, et rien du tout dans la première
Le barème de l’impôt sur le revenu 2026, par part de quotient familial, et l’économie procurée par un versement de 5 000 € entièrement absorbé dans une tranche.
| Tranche marginale | Économie sur 5 000 € versés | Effort réel |
|---|---|---|
| 0 % | 0 € | 5 000 € |
| 11 % | 550 € | 4 450 € |
| 30 % | 1 500 € | 3 500 € |
| 41 % | 2 050 € | 2 950 € |
| 45 % | 2 250 € | 2 750 € |
À retenir : le PER ne devient vraiment intéressant qu’à partir de la tranche à 30 %. En dessous, l’économie immédiate est faible et l’impôt à la sortie risque de la dépasser : mieux vaut alors renoncer à la déduction, ou préférer une assurance vie.
Source barème de l’impôt 2026 sur les revenus de 2025, loi de finances pour 2026 (tranches revalorisées de 0,9 %).Lecture seuils par part de quotient familial ; un versement qui fait redescendre le revenu dans la tranche inférieure n’est déduit qu’en partie à la tranche haute.
Une subtilité compte pour les gros versements : si votre revenu imposable dépasse de 3 000 € seulement le seuil de la tranche à 41 %, un versement de 10 000 € sera déduit pour 3 000 € à 41 % et pour 7 000 € à 30 %. L’économie réelle est alors de 3 330 €, pas de 4 100 €. Notre guide de la fiscalité du PER décrit aussi l’autre face du mécanisme : la déduction n’est qu’un report d’imposition, les sommes déduites redeviennent imposables à la sortie, à la tranche que vous aurez alors.
Simulateur : votre plafond disponible et votre économie d’impôt
Renseignez vos revenus professionnels de 2025, les reports et les cotisations d’entreprise lus sur votre avis d’imposition, puis le versement que vous envisagez et votre tranche marginale. Le simulateur calcule votre plafond disponible pour 2026, la part déductible du versement, l’impôt économisé et ce que le versement vous coûte réellement.
Hypothèses : calcul d’un salarié, fonctionnaire ou retraité (article 163 quatervicies), plafond de la Sécurité sociale 2025 de 47 100 €, versement entièrement absorbé dans votre tranche marginale. Les indépendants relèvent d’un autre calcul.
Plafond disponible 2026
Impôt économisé
…
Le simulateur raisonne à tranche constante, ce qui suffit dans la grande majorité des cas. Si votre versement est susceptible de vous faire changer de tranche, l’économie sera un peu inférieure à celle affichée ; le simulateur de notre guide de la fiscalité du PER recalcule l’impôt tranche par tranche.
Avant le 31 décembre : dates limites, option de non-déduction, 70 ans
Un versement est rattaché à l’année où l’assureur l’encaisse, pas à celle où vous l’ordonnez. Un virement parti le 31 décembre et crédité le 2 janvier compte pour 2027. Chaque courtier publie une date limite pour la prise en compte des versements de fin d’année, en général dans la dernière quinzaine de décembre, plus tardive pour un paiement par carte bancaire en ligne que pour un virement ou un chèque. Si vous ouvrez un PER pour l’occasion, ajoutez le délai d’ouverture du contrat et de traitement du premier versement : lancez la souscription avant la mi-décembre.
La déduction est aussi un choix, pas une obligation. Vous pouvez demander à votre gestionnaire, au plus tard lors du versement, que celui-ci ne soit pas déduit. Vous n’économisez alors rien à l’entrée, mais la somme ressort à la retraite sans impôt sur le revenu, seuls ses gains étant imposés au prélèvement forfaitaire. C’est la bonne option pour un versement qui dépasserait votre plafond, ou pour une année à tranche marginale faible, à 0 ou 11 %.
Depuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués après le soixante-dixième anniversaire du titulaire ne sont plus déductibles, en application de la loi de finances pour 2026. Ils restent possibles, et sont traités comme des versements non déduits. Si vous avez 69 ans, le versement de 2026 est le dernier que vous pourrez déduire ; si vous avez déjà 70 ans, le PER garde son intérêt successoral et sa sortie exonérée, mais plus son avantage à l’entrée.
Dernier point de calendrier : le prélèvement à la source ne voit pas votre versement. Vous le déclarez au printemps 2027 en case 6NS (6NT pour le second déclarant), le montant étant communiqué par votre gestionnaire et le plus souvent pré-rempli. L’administration recalcule l’impôt, vous rembourse le trop-perçu à l’été 2027, puis abaisse votre taux de prélèvement à partir de septembre 2027. Si vous versez tous les ans, vous pouvez aussi moduler votre taux à la baisse dès maintenant dans votre espace en ligne, en intégrant le versement dans l’estimation de vos revenus.
Sur quel PER verser
Le plafond est le même quel que soit le contrat. Ce qui change d’un PER à l’autre, c’est ce que devient l’épargne une fois versée : ses frais, ses supports, son mode de gestion. Sur vingt ans, l’écart entre un PER à 0,50 % et un PER bancaire à 1,50 % vaut davantage que l’économie d’impôt d’une année.
En gestion libre, le PER Linxea Spirit est notre référence : 0,50 % de frais de gestion, plus de 1 100 supports dont des ETF et une vingtaine de SCPI, un fonds euros à 3,08 % en 2025, et un premier versement de 500 € en ligne. Si vous préférez déléguer, le PER Goodvest propose une gestion pilotée entièrement responsable, alignée sur un scénario climatique à 2 °C, pour 1,55 à 1,75 % par an tout compris, dès 300 € avec 50 € par mois. Les deux s’ouvrent en ligne en quelques minutes, ce qui compte en décembre.
Vous avez votre plafond en tête ? Les deux PER s’ouvrent en ligne, sur leur site officiel, et acceptent les versements par carte bancaire.
Découvrir le PER Linxea Spirit → Découvrir le PER Goodvest →Pour une vue d’ensemble, notre classement des meilleurs PER 2026 compare treize contrats, en gestion libre comme en gestion pilotée. Si vous détenez déjà un PER d’entreprise, lisez d’abord notre comparaison PER d’entreprise ou PER individuel : l’abondement de l’employeur change l’ordre dans lequel verser.
Les questions fréquentes
Quel est le plafond de déduction du PER en 2026 ?
Pour un salarié, un fonctionnaire ou un retraité, les versements faits en 2026 sont déductibles dans la limite de 10 % des revenus professionnels de 2025, avec un plancher de 4 710 € et un plafond de 37 680 € (10 % de huit fois le plafond de la Sécurité sociale 2025, fixé à 47 100 €). Un indépendant relève d’un calcul distinct, sur ses bénéfices de 2026 : entre 4 806 € et 88 911 €. Une personne sans revenu professionnel dispose du plancher de 4 710 €.
Le plafond 2026 est-il calculé sur les revenus 2025 ou 2026 ?
Sur les revenus de 2025 pour un salarié : le plafond d’une année se calcule toujours sur les revenus professionnels de l’année précédente, et sur le plafond de la Sécurité sociale de cette même année précédente. C’est pour cela que votre avis d’imposition reçu à l’été 2026 affiche déjà votre plafond pour les versements de 2026. Seuls les indépendants utilisent les bénéfices et le plafond de la Sécurité sociale de l’année en cours.
Que se passe-t-il si je verse plus que mon plafond ?
L’excédent n’est pas déductible, et il ne se reporte pas sur les années suivantes. Rien ne vous empêche de verser, mais la part qui dépasse le plafond disponible est traitée comme un versement non déduit : elle ne vous fait pas économiser d’impôt cette année, et en contrepartie elle ressortira sans impôt sur le revenu à la retraite, seuls ses gains étant imposés. Pour éviter la situation, lisez votre plafond disponible sur l’avis d’imposition avant de verser.
Peut-on utiliser les plafonds non utilisés des années précédentes ?
Oui. La fraction de plafond que vous n’avez pas consommée reste disponible pendant trois ans pour les plafonds de 2023, 2024 et 2025, et pendant cinq ans pour les plafonds constitués à partir de 2026, en application de la loi de finances pour 2026. Votre versement s’impute d’abord sur le plafond de l’année, puis sur le plus ancien des plafonds non utilisés. Les montants figurent sur votre avis d’imposition.
Peut-on utiliser le plafond de son conjoint ?
Oui, pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Il suffit de cocher la case 6QR de la déclaration de revenus : les deux plafonds, reports compris, sont alors additionnés et l’un des deux peut en utiliser la totalité. C’est utile quand l’un des conjoints a des revenus modestes et l’autre une tranche marginale élevée.
Jusqu’à quelle date verser pour déduire sur les revenus de 2026 ?
Le versement doit être encaissé par l’assureur au plus tard le 31 décembre 2026. Chaque courtier publie sa propre date limite, généralement dans la dernière quinzaine de décembre et variable selon le moyen de paiement. Si vous ouvrez un nouveau PER, comptez en plus le délai d’ouverture du contrat : mieux vaut lancer la souscription avant la mi-décembre.
Le versement réduit-il tout de suite mon prélèvement à la source ?
Non. Un versement de décembre 2026 est déclaré au printemps 2027 en case 6NS. L’impôt est alors recalculé, et le trop-payé vous est remboursé à l’été 2027. Votre taux de prélèvement à la source est ensuite ajusté à la baisse à partir de septembre 2027. Vous pouvez aussi demander une modulation de taux dans votre espace en ligne dès le versement effectué, à vos risques en cas d’erreur d’estimation.
Peut-on encore déduire ses versements après 70 ans ?
Non, plus depuis le 1er janvier 2026. La loi de finances pour 2026 a supprimé la déduction des versements volontaires effectués après le soixante-dixième anniversaire du titulaire. Le versement reste possible, mais il est traité comme non déduit : exonéré d’impôt sur le revenu à la sortie, seuls les gains sont imposés. Pour un épargnant de 69 ans, le versement de 2026 est donc le dernier déductible.
Le PER d’entreprise compte-t-il dans le plafond ?
Les versements volontaires que vous faites sur un PER d’entreprise sont déductibles dans le même plafond que ceux d’un PER individuel : c’est une enveloppe commune. L’abondement de l’employeur et les cotisations obligatoires d’un PER d’entreprise ne sont pas déductibles, puisqu’ils ne sont pas imposables, mais ils viennent en déduction de votre plafond de l’année suivante. Un abondement de 600 € reçu en 2025 réduit de 600 € votre plafond 2026. Notre comparaison PER d’entreprise ou PER individuel détaille l’articulation des deux.