Que faire de votre PERP en 2026 : le transférer, le débloquer ou le garder ?

Le PERP n’est plus commercialisé depuis le 1er octobre 2020, mais des millions de contrats continuent de vivre, avec leurs règles d’un autre temps : rente obligatoire pour 80 % de l’épargne, aucun déblocage pour acheter son logement, frais souvent hérités du réseau bancaire qui les a vendus. Le plan d’épargne retraite qui l’a remplacé permet tout cela, et le transfert de l’un vers l’autre est devenu presque gratuit fin 2024. Voici ce que votre PERP impose encore, ce qu’un transfert change vraiment, ce qu’il coûte, et dans quels cas il vaut mieux ne rien faire.

Vous cherchez le PER qui accueillera votre ancien contrat ? Notre comparateur classe treize PER selon vos frais, votre mode de gestion et votre tranche d’imposition.

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Le PERP en 2026 : fermé aux nouveaux entrants, bien vivant pour les autres

Le plan d’épargne retraite populaire a été créé en 2003 et fermé à la souscription le 1er octobre 2020, quand la loi Pacte a unifié tous les produits retraite dans le PER. Si vous en détenez un, rien ne vous oblige à agir : le contrat continue, vous pouvez y verser, et il sera liquidé à votre départ en retraite selon ses propres règles.

Côté déduction, le PERP et le PER partagent exactement le même plafond d’épargne retraite : 10 % de vos revenus professionnels de l’année précédente, entre 4 806 € et 38 448 € pour les versements de 2026, plafonds non utilisés des trois années précédentes compris. Le détail est dans notre guide de la fiscalité du PER. Verser sur un PERP ou sur un PER donne donc la même économie d’impôt à l’entrée. Toute la différence se joue à la sortie, et dans les cas de déblocage.

Trois issues sont possibles : garder le contrat tel quel, le débloquer si vous entrez dans l’un des rares cas prévus, ou le transférer vers un PER pour récupérer la souplesse qui lui manque. Chacune a ses conditions, que voici.


Ce que le PERP impose à la retraite, et ce que le PER permet

Le PERP a été conçu pour produire une rente viagère. À la liquidation, vous pouvez récupérer au plus 20 % de l’épargne en capital, en une seule fois, et les 80 % restants sont obligatoirement convertis en rente à vie. Deux exceptions permettent une sortie à 100 % en capital : l’achat de votre résidence principale au moment de la retraite, à condition de ne pas avoir été propriétaire au cours des deux années précédentes, et une rente calculée inférieure à 110 € par mois, que l’assureur peut alors vous verser en capital (c’est une faculté qui lui appartient, fixée par un arrêté du 7 juin 2021, et depuis juillet 2023 elle vaut aussi pour une rente déjà en cours).

Le PER a fait sauter ce verrou. Les versements volontaires, c’est-à-dire tout ce que vous avez mis sur un PERP, sortent à 100 % en capital, en rente, ou en mélange des deux, en une fois ou en plusieurs années. C’est le premier changement, et pour beaucoup d’épargnants le plus important.

Comparatif

Le PERP vous rend 20 % en capital, le PER vous laisse choisir jusqu’à 100 %

Ce que chaque enveloppe autorise au moment de liquider votre épargne retraite, et comment chaque forme de sortie est imposée. Règles en vigueur en 2026.

PERP

20 %de capital au maximum, le reste en rente viagère obligatoire
  • Rente imposée comme une pension, après abattement de 10 %, plus prélèvements sociaux
  • Capital de 20 % : barème après abattement de 10 %, ou prélèvement libératoire de 7,5 % sur option
  • 100 % en capital seulement pour un primo-accédant à la retraite, ou si la rente est inférieure à 110 € par mois
  • Aucun fractionnement possible

PER

100 %en capital, en rente ou en mélange, en une ou plusieurs fois
  • Rente imposée comme une pension, après abattement de 10 %, plus prélèvements sociaux
  • Capital : versements déduits au barème de l’impôt, gains au prélèvement forfaitaire de 31,4 %
  • Sortie fractionnée sur plusieurs années pour lisser l’impôt
  • Déblocage anticipé pour la résidence principale, sans condition de primo-accession

À retenir : si vous voulez récupérer votre épargne en capital, le PER est la seule des deux enveloppes qui le permette au-delà de 20 %. Si vous voulez une rente, les deux se valent, et le PERP garde un petit avantage fiscal sur sa fraction en capital.

Source articles 163 bis et 158 du CGI, article A160-2-1 du code des assurances (arrêté du 7 juin 2021), loi Pacte du 22 mai 2019 ; PFU de 31,4 % sur les gains du PER en vigueur depuis le 1er janvier 2026.Lecture le prélèvement de 7,5 % suppose un versement du capital en une fois et des versements qui ont été déduits ; il s’ajoute aux prélèvements sociaux.

Sur le PERP comme sur le PER, le choix entre rente et capital n’est pas seulement fiscal. Une rente vous protège contre le risque de vivre longtemps, mais le capital est perdu pour vos héritiers hors option de réversion. Notre guide du PER compare les deux logiques avec des chiffres.


Débloquer un PERP avant la retraite : cinq cas, plus un

Pendant la phase d’épargne, le PERP ne se débloque que dans cinq situations, toutes liées à un accident de la vie : l’expiration de vos droits à l’assurance chômage, la cessation d’une activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire, une invalidité de 2e ou 3e catégorie, le décès de votre conjoint ou partenaire de PACS, et une situation de surendettement. Dans ces cas, le capital ressort exonéré d’impôt sur le revenu, seuls les gains supportent les prélèvements sociaux.

La loi Sapin 2 a ajouté en 2016 un sixième cas, celui des petits PERP : un contrat dont la valeur est inférieure à 2 000 € peut être racheté si aucun versement n’y a été fait depuis quatre ans (ou, pour un contrat à versements réguliers, s’il a été ouvert depuis au moins quatre ans), et si le revenu fiscal de référence du foyer reste sous le seuil qui ouvre droit au dégrèvement de taxe d’habitation. Il vise les contrats oubliés, ouverts pour un avantage fiscal ponctuel puis jamais alimentés.

Ce que le PERP ne permet pas, c’est de puiser dans l’épargne pour acheter votre résidence principale pendant la vie active. Le PER, lui, l’autorise à tout moment, sans exiger d’être primo-accédant, comme le détaille notre guide pour débloquer son PER. Pour un épargnant de quarante ans qui prépare un achat, c’est une différence décisive.

Tableau

Le PER ajoute au PERP le seul cas de déblocage qui ne dépend pas d’un accident de la vie

Les situations qui permettent de récupérer l’épargne avant la retraite, enveloppe par enveloppe. Le PER reprend les cinq cas du PERP et en ajoute un.

Cas de déblocage anticipéPERPPER
Fin des droits à l’assurance chômageOuiOui
Liquidation judiciaire d’une activité non salariéeOuiOui
Invalidité de 2e ou 3e catégorieOuiOui
Décès du conjoint ou du partenaire de PACSOuiOui
SurendettementOuiOui
Achat de la résidence principale, à tout momentNonOui
Rachat d’un petit contrat (moins de 2 000 €, sous conditions)OuiNon

À retenir : hors résidence principale, transférer ne vous ouvre aucun cas de déblocage nouveau. Si votre PERP fait moins de 2 000 € et que vous remplissez les conditions du rachat des petits contrats, il vaut mieux le liquider directement que le transférer.

Source article L132-23 du code des assurances (PERP), article L224-4 du code monétaire et financier (PER), loi Sapin 2 du 9 décembre 2016.Lecture le PER étend aussi le cas du décès au partenaire de PACS et celui de l’invalidité aux enfants et au conjoint du titulaire, selon les contrats.


Transférer son PERP vers un PER : règles, frais, délai

Le transfert d’un PERP vers un PER est un droit, inscrit dans le code monétaire et financier. Vous choisissez librement le PER d’accueil, chez n’importe quel assureur ou courtier, et vous n’avez aucune justification à donner. Concrètement, vous ouvrez d’abord le PER, souvent avec un versement symbolique, puis le nouvel établissement pilote la demande de transfert auprès de l’ancien.

Le point qui a tout changé, ce sont les frais. Jusqu’en octobre 2024, l’assureur de votre PERP pouvait retenir jusqu’à 5 % de l’épargne transférée si le contrat avait moins de dix ans. Le décret n° 2024-682 du 4 juillet 2024, applicable depuis le 24 octobre 2024, a ramené ce plafond à 1 % des droits acquis, et à zéro dès que dix ans se sont écoulés depuis le premier versement. Sur un PERP de 60 000 €, la facture maximale est passée de 3 000 € à 600 €, et à rien du tout pour un contrat ouvert avant fin 2016.

Fiche

Depuis le 24 octobre 2024, transférer un PERP coûte 1 % au maximum, et 0 % après dix ans

Ce que prévoit la réglementation pour le transfert d’un PERP de 60 000 € vers un PER, selon l’ancienneté du premier versement.

Frais de transfert, PERP de moins de 10 ans (1 % au plus)600 € max.
Frais de transfert, PERP de 10 ans ou plus0 €
Frais d’entrée sur le PER d’accueil (contrat en ligne)0 €
Impôt et prélèvements sociaux sur l’opération0 €
Délai maximal de l’ancien assureur4 mois
Compartiment d’arrivée dans le PERVers. volontaires
Épargne qui arrive sur le PER, contrat de plus de 10 ans60 000 €

À retenir : avant octobre 2024, le transfert d’un PERP récent coûtait cher et se justifiait rarement. Depuis, le calcul est simple : 1 % de frais une fois, contre l’écart de frais annuels entre votre PERP et un PER en ligne, souvent supérieur à 0,50 point, prélevé chaque année jusqu’à la retraite.

Source décret n° 2024-682 du 4 juillet 2024, article L224-40 du code monétaire et financier.Lecture les dix ans se comptent depuis le premier versement sur le PERP, pas depuis la date de signature ; les frais s’appliquent aux droits acquis, c’est-à-dire à la valeur de transfert.

Fiscalement, le transfert est neutre : ce n’est ni un rachat ni un revenu, aucun impôt ni prélèvement social n’est dû, et la déduction obtenue sur vos versements passés reste acquise. L’épargne atterrit dans le compartiment des versements volontaires du PER, et suit désormais ses règles : sortie en capital ou en rente, déblocage pour la résidence principale, et à la sortie, barème de l’impôt sur les versements déduits et prélèvement forfaitaire de 31,4 % sur les gains, comme le détaille notre guide de la fiscalité du PER.

Deux choses se perdent dans le transfert. D’abord le prélèvement libératoire de 7,5 % sur les 20 % de capital du PERP : dans le PER, ce capital revient au barème de l’impôt. Ensuite, sur les PERP les plus anciens, une éventuelle table de conversion en rente garantie à la souscription, plus favorable que celles d’aujourd’hui. Relisez vos conditions générales avant de signer : si votre contrat garantit une table ou un taux technique, et que vous voulez une rente, il peut valoir plus que sa valeur de transfert.

Une dernière limite : un PERP déjà liquidé, dont la rente est en cours de service, ne se transfère plus. Le transfert n’est possible que pendant la phase d’épargne.


Faut-il transférer ? L’arbre de décision

Le transfert n’est pas un réflexe à avoir pour tout le monde. Deux questions suffisent à trancher, dans cet ordre.

Décision

Le transfert se décide sur la forme de sortie que vous voulez, puis sur l’âge du contrat

Le premier critère est ce que vous comptez faire de l’épargne. Le second fixe le prix de l’opération.

Voulez-vous récupérer votre épargne en capital, ou pouvoir la débloquer pour votre résidence principale ?

Oui

Le PERP ne le permet pas au-delà de 20 %. Le transfert vers un PER s’impose, quel que soit l’âge du contrat. Passez à la question suivante pour en connaître le coût.

Non, je veux une rente

Le PERP fait le travail. Vérifiez seulement ses frais annuels et l’existence d’une table de conversion garantie : si les frais sont élevés et la table ordinaire, un PER en ligne servira une rente plus élevée à épargne égale.

Le premier versement sur votre PERP date-t-il de plus de dix ans ?

Oui

Le transfert est gratuit. Il n’y a plus qu’à choisir le PER d’accueil, sur ses frais et son mode de gestion.

Non

Comptez jusqu’à 1 % de l’épargne, une fois. Ce coût est effacé en un à deux ans dès que le PER d’accueil prélève 0,50 point de moins par an que votre PERP. Le simulateur ci-dessous fait le calcul.

À retenir : le cas où il faut s’abstenir est net : vous tenez à la rente, votre PERP garantit une table de conversion ancienne, et ses frais sont raisonnables. Dans tous les autres cas, le PER fait au moins aussi bien, pour 0 à 1 % de frais.

Source règles de sortie et de transfert décrites dans cet article, vérifiées en septembre 2026.Lecture un PERP de moins de 2 000 € sans versement depuis quatre ans relève plutôt du rachat des petits contrats que du transfert.


Simulateur : PERP conservé ou transféré vers un PER

Réglez l’encours de votre PERP, ses frais annuels, le nombre d’années qui vous séparent de la retraite et l’ancienneté du contrat. Le simulateur compare le capital obtenu si vous gardez le PERP et si vous le transférez vers un PER en ligne, frais de transfert déduits, puis vous indique la part que chaque enveloppe vous laisse récupérer en capital.

Hypothèses : épargne investie de la même façon dans les deux contrats, même rendement brut pour isoler l’effet des frais, aucun nouveau versement, frais de transfert de 1 % si le premier versement date de moins de dix ans et de 0 % au-delà.

40 000 €
15 ans
1,00 %
5,0 %

PERP conservé

Transféré vers le PER

Découvrir le PER Linxea Spirit →

La lecture est simple. Face à un PERP bancaire à 1 % de frais annuels, un PER en gestion libre à 0,50 % rembourse le 1 % de transfert en deux ans et creuse ensuite l’écart chaque année. Face à une gestion pilotée à 1,70 %, le transfert peut coûter de l’argent : il ne se justifie plus par les frais, mais par la sortie en capital et par le service rendu.


Vers quel PER transférer

Le PER d’accueil se choisit comme n’importe quel PER : sur ses frais de gestion, son univers de supports et son mode de gestion. Trois points comptent en plus dans le cas d’un transfert. Le contrat doit accepter les transferts entrants sans frais, ce que font tous les PER en ligne. Son ticket d’entrée doit être compatible avec un versement symbolique à l’ouverture. Et ses propres frais de transfert sortant doivent rester raisonnables, au cas où vous changeriez encore d’avis.

En gestion libre, le PER Linxea Spirit est notre référence : 0,50 % de frais de gestion, plus de 1 100 supports dont une vingtaine de SCPI, un fonds euros à 3,08 % en 2025, et un minimum ramené à 50 € en cas de transfert au lieu de 500 €. Ses frais de transfert sortant sont de 1 % pendant cinq ans, puis nuls. Notre comparatif des trois PER Linxea le situe face à ses cousins Suravenir et Apicil.

Si vous préférez déléguer, le PER Goodvest propose une gestion pilotée entièrement responsable, alignée sur un scénario climatique à 2 °C, pour 1,55 à 1,75 % par an tout compris, dès 300 € avec 50 € par mois. Il coûte trois fois plus qu’une gestion libre, comme l’explique notre guide du PER responsable, mais il gère la sécurisation progressive à votre place, ce qu’un PERP transféré en gestion libre ne fera pas.

Vous avez tranché ? Les deux PER acceptent les transferts et s’ouvrent en ligne, sur leur site officiel.

Découvrir le PER Linxea Spirit → Découvrir le PER Goodvest →

Pour une vue d’ensemble, notre classement des meilleurs PER 2026 compare treize contrats, en gestion libre comme en gestion pilotée. Et si vous hésitez encore sur l’enveloppe elle-même, notre comparaison PER ou assurance vie chiffre les deux options.


Les questions fréquentes

Peut-on encore ouvrir un PERP en 2026 ?

Non. Le PERP est fermé à la souscription depuis le 1er octobre 2020, date à laquelle la loi Pacte l’a remplacé par le PER individuel. Les contrats déjà ouverts continuent normalement : vous pouvez y verser, déduire vos versements dans les mêmes limites qu’un PER, et les liquider à la retraite. Vous pouvez aussi les transférer vers un PER.

Quel est le meilleur PERP en 2026 ?

La question n’a plus d’objet pour un nouvel épargnant, puisqu’aucun PERP ne peut être ouvert. Si vous en détenez un, la vraie question est de savoir vers quel PER le transférer. Nos deux références : le PER Linxea Spirit en gestion libre, à 0,50 % de frais de gestion et 50 € de minimum en cas de transfert, et le PER Goodvest en gestion pilotée 100 % responsable, à 1,55 à 1,75 % tout compris.

Peut-on débloquer un PERP pour acheter sa résidence principale ?

Pas pendant la phase d’épargne. Le PERP ne connaît que cinq cas de déblocage anticipé, tous liés à un accident de la vie, plus le rachat des petits contrats. La sortie en capital pour la résidence principale n’existe qu’au moment de la retraite, et seulement pour un primo-accédant. Le PER, lui, autorise ce déblocage à tout moment et sans condition de primo-accession : c’est la première raison de transférer.

Combien coûte le transfert d’un PERP vers un PER ?

Au maximum 1 % des droits acquis si le premier versement sur le PERP date de moins de dix ans, et rien du tout au-delà. Ce plafond est fixé par le décret n° 2024-682 du 4 juillet 2024, applicable depuis le 24 octobre 2024 ; avant cette date, l’assureur pouvait facturer jusqu’à 5 %. Sur un PERP de 60 000 € de moins de dix ans, la facture maximale est donc de 600 €. Le PER d’accueil ne prélève rien à l’entrée.

Combien de temps prend le transfert ?

L’assureur de votre PERP dispose au maximum de quatre mois à compter de la réception du dossier complet pour transférer les fonds. Pendant cette période, votre épargne reste investie sur le PERP. Le nouveau contrat est ouvert d’abord, souvent avec un versement symbolique, puis le PER d’accueil pilote la demande de transfert auprès de l’ancien assureur.

Le transfert fait-il perdre la déduction fiscale des versements passés ?

Non. Le transfert n’est ni un rachat ni un revenu : aucun impôt sur le revenu ni prélèvement social n’est dû. Les sommes arrivent dans le compartiment des versements volontaires du PER, avec leur antériorité fiscale. Elles seront imposées à la sortie selon les règles du PER : barème de l’impôt sur les versements déduits, prélèvement forfaitaire de 31,4 % sur les gains en cas de sortie en capital.

Peut-on garder son PERP et ouvrir un PER en plus ?

Oui, rien ne l’interdit. Les deux contrats partagent le même plafond de déduction (10 % de vos revenus professionnels, entre 4 806 € et 38 448 € pour les versements de 2026). Garder le PERP a du sens s’il prévoit une table de conversion en rente garantie à la souscription, un avantage que les contrats récents n’offrent plus, ou si vous tenez à la rente et au prélèvement de 7,5 % sur les 20 % de capital.

Que se passe-t-il si la rente de mon PERP est minuscule ?

Si la rente calculée à la liquidation est inférieure à 110 € par mois, l’assureur peut vous verser la totalité de l’épargne en capital, en une fois. C’est une faculté de l’assureur, pas un droit, fixée par un arrêté du 7 juin 2021 ; depuis juillet 2023, elle peut aussi être exercée sur une rente déjà en cours de service. Le capital est alors imposé au barème après un abattement de 10 %, ou sur option au prélèvement forfaitaire de 7,5 %, plus les prélèvements sociaux.

Entre un PERP bancaire à 1 % et un PER en ligne à 0,50 %, l’écart se compte en milliers d’euros d’ici la retraite. Notre comparateur classe les treize PER que nous suivons selon vos frais réels, votre mode de gestion et votre tranche d’imposition.

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Antonin, fondateur de VosFinancesPerso.fr Il conçoit les comparateurs du site et vérifie les frais, rendements et conditions publiés auprès des établissements. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. En savoir plus sur l’auteur et la méthodologie.

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