Trois PER, un même cadre fiscal
Depuis la loi Pacte, tous les plans d’épargne retraite obéissent aux mêmes règles de fond : blocage jusqu’à la retraite sauf six cas de déblocage anticipé, sortie en capital ou en rente, déduction des versements volontaires dans un plafond commun. Ce qui les distingue, c’est qui les ouvre, qui les alimente et qui en paie les frais.
Le PER individuel est celui que vous ouvrez vous-même, chez l’assureur ou le courtier de votre choix. Le PER d’entreprise collectif, ex-PERCO, est ouvert par l’employeur à tous les salariés, sur une base volontaire, et reçoit l’épargne salariale : intéressement, participation, abondement, jours de repos non pris. Le PER d’entreprise obligatoire, ex-article 83, ne concerne qu’une catégorie de salariés définie par l’entreprise, souvent les cadres, et fonctionne par cotisations obligatoires prélevées sur la paie.
Le PER d’entreprise a l’abondement et les frais payés par l’employeur, le PER individuel a tout le reste
Les trois plans face à face sur ce qui change vraiment pour vous : qui paie, qui choisit, comment on en sort.
| Critère | PER individuel | PER d’entreprise collectif | PER d’entreprise obligatoire |
|---|---|---|---|
| Qui l’ouvre | Vous, chez l’assureur ou le courtier de votre choix | L’employeur, pour tous les salariés | L’employeur, pour une catégorie de salariés |
| Qui l’alimente | Vous seul : versements volontaires, transferts | Vous (volontaires, intéressement, participation, jours de repos) et l’employeur (abondement) | L’employeur et vous, par cotisations obligatoires, plus vos volontaires |
| Abondement de l’employeur | Non | Oui, jusqu’à 300 % de votre versement et 7 690 € par an | Non, mais cotisations patronales exonérées |
| Frais de tenue de compte | À votre charge, 0 € chez les courtiers en ligne | Payés par l’employeur tant que vous êtes salarié | Payés par l’employeur |
| Choix des supports | Libre : plus de 1 100 supports sur Linxea Spirit PER | Limité aux fonds du plan (FCPE) | Limité aux supports du contrat |
| Sortie à la retraite | Capital, rente ou les deux | Capital, rente ou les deux | Rente, sauf rente inférieure à 110 € par mois |
| Déblocage pour la résidence principale | Oui | Oui, sauf cotisations obligatoires | Non |
| Transfert | Libre, 1 % de frais au plus, gratuit après 5 ans | Tous les 3 ans dans l’entreprise, libre après le départ | Après le départ de l’entreprise seulement |
À retenir : une seule ligne joue en faveur du PER d’entreprise, mais elle pèse lourd : l’abondement est de l’argent que vous ne trouverez sur aucun PER individuel. Tout le reste, frais, supports, souplesse de sortie, est du côté du plan que vous choisissez vous-même.
Source code monétaire et financier (articles L224-1 à L224-40), code du travail, service-public.fr, plafond de la Sécurité sociale 2026 de 48 060 €.Lecture 7 690 € correspondent à 16 % du plafond de la Sécurité sociale 2026 ; l’accord de votre entreprise peut fixer un plafond d’abondement bien plus bas.
Une précision qui évite bien des malentendus : le PER d’entreprise n’est pas un produit que vous comparez et choisissez. Le plan, son gestionnaire et sa grille de fonds sont fixés par l’accord d’entreprise. La question « quel est le meilleur PER d’entreprise » n’a de sens que pour l’employeur qui le met en place. Pour vous, la vraie question est celle de cet article : combien y verser, et quoi mettre à côté.
L’abondement : l’argument qui fait gagner le PER d’entreprise
L’abondement est le complément que l’employeur ajoute à votre propre versement sur le PER collectif, selon une règle fixée par l’accord : 50 %, 100 %, parfois 300 % de ce que vous versez, dans une limite annuelle propre à l’entreprise. La loi encadre le tout : l’abondement ne peut dépasser trois fois votre versement, ni 7 690 € par an en 2026, soit 16 % du plafond de la Sécurité sociale.
Fiscalement, c’est le meilleur euro de toute votre épargne retraite. L’abondement est exonéré d’impôt sur le revenu et ne supporte que la CSG et la CRDS, soit 9,7 % : 1 000 € abondés deviennent 903 € investis. Il n’est pas déductible, puisqu’il n’a jamais été imposé, mais votre propre versement volontaire, lui, reste déductible dans le plafond de droit commun, exactement comme sur un PER individuel. Le versement abondé cumule donc les deux avantages.
Pour le même effort de 700 €, le PER d’entreprise abondé place 1 903 €, le PER individuel 1 000 €
1 000 € versés par un salarié imposé à 30 %, sur un PER d’entreprise dont l’accord prévoit un abondement de 100 %, ou sur un PER individuel.
PER d’entreprise collectif, abondé à 100 %
- Abondement de 1 000 €, exonéré d’impôt sur le revenu, moins 9,7 % de CSG-CRDS
- Vos 1 000 € déduits à 30 % : 300 € d’impôt en moins
- Effort réel : 700 €
- Contrepartie : l’abondement réduit votre plafond de déduction de l’année suivante
PER individuel
- Aucun abondement
- Vos 1 000 € déduits à 30 % : 300 € d’impôt en moins
- Effort réel : 700 €
- Frais et supports que vous avez choisis, dès 0,50 % par an
À retenir : tant qu’il reste de l’abondement à prendre, chaque euro versé ailleurs que sur le PER d’entreprise est un euro que l’employeur ne double pas. Au-delà du plafond d’abondement, l’avantage disparaît d’un coup, et le PER individuel reprend la main.
Source articles L3332-11 et L3334-6 du code du travail, CSG-CRDS à 9,7 % sur l’épargne salariale, barème de l’impôt 2026.Lecture l’exemple suppose un plafond d’abondement d’au moins 1 000 € dans l’accord d’entreprise et un versement entièrement déduit dans la tranche à 30 %.
L’abondement de 2025 apparaît sur votre avis d’imposition 2026 en déduction de votre plafond d’épargne retraite : 600 € abondés en 2025 réduisent de 600 € ce que vous pouvez déduire en 2026. Ce n’est pas une pénalité, c’est le prix de l’exonération à l’entrée. Notre guide du plafond PER 2026 montre où lire ce montant et comment le reconstituer.
L’intéressement et la participation suivent la même logique : versés sur le PER collectif, ils sont exonérés d’impôt sur le revenu, là où les percevoir en espèces les rendrait imposables. Pour l’entreprise, l’abondement coûte un forfait social de 20 %, ramené à 16 % pour les plans dont la gestion pilotée par défaut investit dans les PME, et supprimé dans les entreprises de moins de 50 salariés : c’est ce qui explique que les petites entreprises abondent parfois généreusement.
Frais et supports : ce que vous payez, ce que vous choisissez
Sur un PER d’entreprise, les frais de tenue de compte sont pris en charge par l’employeur tant que vous êtes salarié. C’est un vrai avantage, mais il ne couvre pas tout : les frais de gestion des fonds du plan, des FCPE le plus souvent, restent prélevés sur votre épargne, et ils se lisent dans le document d’information de chaque fonds. La grille est courte, choisie par l’entreprise avec son gestionnaire d’épargne salariale, et la gestion pilotée est le mode par défaut : si vous ne choisissez rien, votre épargne est sécurisée progressivement à l’approche de la retraite selon un profil standard.
Sur un PER individuel en ligne, vous payez les frais de gestion du contrat, 0,50 % par an sur le PER Linxea Spirit, sans frais sur versement ni frais d’arbitrage, et vous choisissez vos supports parmi plus de 1 100 : ETF, fonds euros, SCPI, private equity. Le PER individuel est aussi le seul des trois que vous emportez sans condition en changeant d’employeur, et le seul dont vous pouvez comparer les frais avant de signer, ce que fait notre classement des meilleurs PER.
La gestion pilotée par défaut du PER d’entreprise commence à désensibiliser l’épargne dix ans avant la retraite, parfois plus tôt selon le profil retenu. Pour un salarié de cinquante ans qui vise un capital, une part importante des versements peut ainsi finir en fonds monétaires ou obligataires bien avant l’échéance. Vérifiez le profil appliqué dans votre espace en ligne ; vous pouvez le changer, ou passer en gestion libre au sein de la grille du plan. Notre guide du PER responsable décrit ce piège de la sécurisation progressive.
À la sortie et avant : les trois compartiments
Quel que soit le plan, l’épargne est rangée dans trois compartiments selon son origine, et chacun garde ses règles de sortie et sa fiscalité, y compris après un transfert. C’est le point qui rend la comparaison lisible : ce n’est pas le plan qui décide de la fiscalité de sortie, c’est l’origine de l’argent.
L’épargne salariale ressort en capital sans impôt sur le revenu, les cotisations obligatoires ne ressortent qu’en rente
Ce que chaque compartiment autorise à la retraite et avant, et comment la sortie en capital est imposée. Règles en vigueur en 2026.
| Compartiment | Origine des sommes | Sortie à la retraite | Impôt sur une sortie en capital | Déblocage pour la résidence principale |
|---|---|---|---|---|
| 1. Versements volontaires | Vos versements déduits, sur n’importe quel PER | Capital, rente ou les deux | Barème de l’impôt sur les versements, prélèvement forfaitaire de 31,4 % sur les gains | Oui |
| 2. Épargne salariale | Intéressement, participation, abondement, jours de repos | Capital, rente ou les deux | Exonérée d’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux de 18,6 % sur les gains | Oui |
| 3. Cotisations obligatoires | Cotisations employeur et salarié du PER obligatoire | Rente viagère (capital seulement si la rente est inférieure à 110 € par mois) | Rente imposée comme une pension, après abattement de 10 %, plus prélèvements sociaux de 10,1 % | Non |
À retenir : le compartiment de l’épargne salariale est le plus doux à la sortie : ni impôt à l’entrée, ni impôt sur le revenu à la sortie. Les cotisations obligatoires, elles, sont le seul argent que vous ne reverrez jamais en capital, hors petite rente.
Source articles L224-4 et L224-5 du code monétaire et financier, articles 158 et 163 bis du CGI, service-public.fr ; prélèvements sociaux sur les revenus du capital portés à 18,6 % au 1er janvier 2026.Lecture les versements volontaires non déduits ressortent, comme l’épargne salariale, sans impôt sur le revenu sur le capital versé.
Avant la retraite, les six cas de déblocage anticipé, détaillés dans notre guide pour débloquer son PER, s’appliquent aux trois plans, à une exception près : l’achat de la résidence principale ne libère jamais les cotisations obligatoires. Un salarié qui compte sur son PER pour un apport a donc intérêt à concentrer ses versements volontaires sur le plan collectif ou sur un PER individuel, pas sur le PER obligatoire.
Quand vous quittez l’entreprise : garder ou transférer
Le jour où vous partez, l’épargne reste investie sur le plan, mais l’employeur cesse de payer : les frais de tenue de compte passent à votre charge et sont prélevés sur votre épargne, année après année, souvent quelques dizaines d’euros. Trois options s’offrent alors à vous : conserver le plan tel quel, le transférer sur le PER collectif de votre nouvel employeur s’il en a un, ou le transférer sur un PER individuel.
Le transfert vers un PER individuel est un droit. Tant que vous êtes dans l’entreprise, il n’est possible que tous les trois ans pour un plan collectif, et pas du tout pour un plan obligatoire ; après votre départ, il est libre pour les deux. Les frais sont plafonnés à 1 % des droits acquis, et nuls lorsque le premier versement sur le plan date de plus de cinq ans. L’épargne arrive dans le PER d’accueil rangée dans ses compartiments d’origine, avec leur fiscalité : l’abondement transféré reste exonéré à la sortie, les cotisations obligatoires transférées sortent toujours en rente.
Tant que l’employeur abonde, le PER d’entreprise passe en premier ; dès que vous partez, le PER individuel reprend tout
Deux questions suffisent à répartir vos versements et à décider du sort d’un ancien plan.
Votre employeur abonde-t-il vos versements sur le PER d’entreprise ?
Versez d’abord sur le PER d’entreprise, jusqu’au montant qui déclenche l’abondement maximal prévu par l’accord. Placez le reste de votre effort sur un PER individuel, moins cher et plus ouvert.
Le PER d’entreprise ne vous apporte que des frais de tenue de compte gratuits, contre une grille de fonds imposée. Un PER individuel en ligne à 0,50 % fait mieux : réservez le plan collectif à l’intéressement et à la participation, qui y sont exonérés.
Avez-vous quitté l’entreprise qui a ouvert le plan ?
Les frais de tenue de compte sont désormais à votre charge et il n’y a plus d’abondement à espérer. Transférez le plan vers un PER individuel : 1 % de frais au plus, rien si le premier versement a plus de cinq ans, et chaque compartiment garde sa fiscalité.
Gardez-le : c’est là que l’abondement, l’intéressement et la participation atterrissent, et l’employeur paie la tenue de compte. Un transfert partiel vers un PER individuel reste possible tous les trois ans si la grille de fonds vous déplaît.
À retenir : le cas le plus fréquent, un salarié abondé qui épargne davantage que le plafond d’abondement, se résout par le cumul : le PER d’entreprise jusqu’au plafond d’abondement, un PER individuel pour le reste. L’ancien plan d’un ex-employeur, lui, n’a presque jamais de raison de rester où il est.
Source articles L224-6 et L224-40 du code monétaire et financier, service-public.fr, règles vérifiées en septembre 2026.Lecture les droits d’un PER obligatoire ne se transfèrent qu’après le départ de l’entreprise ; le transfert d’un plan collectif en cours d’emploi est limité à un tous les trois ans.
Simulateur : où verser cette année
Indiquez ce que vous pouvez épargner pour la retraite cette année, la règle d’abondement de votre entreprise et votre tranche marginale d’imposition. Le simulateur répartit le versement entre le PER d’entreprise, jusqu’au montant qui capte tout l’abondement, et un PER individuel pour le reste, puis chiffre ce que la combinaison place sur vos contrats pour l’effort réellement consenti.
Hypothèses : versements volontaires entièrement déduits dans votre tranche marginale, abondement net de 9,7 % de CSG-CRDS, plafond légal de 7 690 € et de 300 % du versement respecté. Le plafond d’abondement de votre entreprise figure dans l’accord ou dans votre espace épargne salariale.
Sur le PER d’entreprise
Sur le PER individuel
…
La lecture est la même dans tous les cas : le montant à verser sur le PER d’entreprise est celui qui déclenche l’abondement maximal, ni plus, ni moins. Un salarié abondé à 100 % dans la limite de 1 000 € y verse 1 000 € et pas un euro de plus ; le reste va sur le PER individuel, où chaque euro travaille à 0,50 % de frais au lieu de subir la grille du plan.
Quel PER individuel à côté de votre PER d’entreprise
Le PER individuel qui complète un plan d’entreprise se choisit sur trois critères : des frais de gestion bas, puisque c’est là que va l’essentiel de votre effort ; un univers de supports large, pour compenser la grille étroite du plan collectif ; et l’acceptation des transferts entrants sans frais, pour le jour où vous rapatrierez l’ancien plan d’un ex-employeur.
En gestion libre, le PER Linxea Spirit coche les trois cases : 0,50 % de frais de gestion, plus de 1 100 supports dont une vingtaine de SCPI, un fonds euros à 3,08 % en 2025, et un minimum ramené à 50 € en cas de transfert. Si vous préférez déléguer, le PER Goodvest propose une gestion pilotée entièrement responsable, alignée sur un scénario climatique à 2 °C, pour 1,55 à 1,75 % par an tout compris, dès 300 € avec 50 € par mois. Les deux acceptent le transfert d’un PER d’entreprise.
Vous avez réparti votre versement ? Les deux PER individuels s’ouvrent en ligne, sur leur site officiel, et accueillent le transfert d’un ancien plan d’entreprise.
Découvrir le PER Linxea Spirit → Découvrir le PER Goodvest →Pour une vue d’ensemble, notre classement des meilleurs PER 2026 compare treize contrats, en gestion libre comme en gestion pilotée. Et si vous hésitez encore entre le PER et une autre enveloppe pour le reste de votre effort, notre comparaison PER ou assurance vie chiffre les deux options.
Les questions fréquentes
Peut-on avoir un PER d’entreprise et un PER individuel en même temps ?
Oui, sans aucune limite de nombre. Les deux plans partagent le même plafond de déduction pour vos versements volontaires, mais rien n’interdit de les cumuler, et c’est même la configuration la plus efficace : le PER d’entreprise pour capter l’abondement de l’employeur, le PER individuel pour le reste de votre effort d’épargne, avec des frais plus bas et un choix de supports plus large.
Les versements sur un PER d’entreprise sont-ils déductibles des impôts ?
Vos versements volontaires le sont, dans le même plafond que sur un PER individuel : 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, entre 4 710 € et 37 680 € pour 2026, comme l’explique notre guide du plafond PER 2026. L’intéressement, la participation et l’abondement ne sont pas déductibles, puisqu’ils ne sont pas imposables ; en revanche l’abondement et les cotisations obligatoires viennent réduire votre plafond de déduction de l’année suivante.
Quel est le meilleur PER d’entreprise ?
Vous ne le choisissez pas : le plan, son gestionnaire et ses fonds sont fixés par l’accord d’entreprise. Un bon PER d’entreprise se reconnaît à un abondement élevé, à des fonds indiciels peu chargés dans la grille et à une gestion pilotée par défaut raisonnable. Ce que vous choisissez, c’est le PER individuel qui le complète, et là les écarts sont grands : 0,50 % de frais chez Linxea Spirit PER contre 1 % ou plus dans un contrat bancaire.
Que devient mon PER d’entreprise si je quitte l’entreprise ?
Il vous suit. L’épargne reste investie sur le plan, mais l’employeur cesse de payer les frais de tenue de compte, qui deviennent à votre charge et sont prélevés sur votre épargne. Vous pouvez le conserver, le transférer sur le PER d’entreprise de votre nouvel employeur, ou le transférer sur un PER individuel : chaque compartiment conserve alors sa fiscalité d’origine.
Peut-on transférer un PER d’entreprise vers un PER individuel ?
Oui. Tant que vous êtes dans l’entreprise, le transfert d’un PER collectif n’est possible que tous les trois ans ; après votre départ, il est libre. Les frais de transfert sont plafonnés à 1 % des droits acquis, et nuls lorsque le premier versement sur le plan date de plus de cinq ans. Les droits d’un PER obligatoire ne sont transférables qu’après le départ de l’entreprise.
Peut-on débloquer un PER d’entreprise pour acheter sa résidence principale ?
Oui pour les sommes issues de vos versements volontaires et de l’épargne salariale (intéressement, participation, abondement, jours de repos), comme sur un PER individuel. Non pour les cotisations obligatoires d’un PER obligatoire, qui ne se débloquent que dans les cinq cas d’accident de la vie et sortent obligatoirement en rente. Notre guide pour débloquer son PER détaille la procédure.
L’abondement de l’employeur est-il imposé ?
Il est exonéré d’impôt sur le revenu, dans la limite de 300 % de votre versement et de 7 690 € par an en 2026 (16 % du plafond de la Sécurité sociale), et ne supporte que la CSG et la CRDS, soit 9,7 % : 1 000 € d’abondement deviennent 903 € investis. À la sortie en capital, ces sommes restent exonérées d’impôt sur le revenu ; seuls leurs gains supportent les prélèvements sociaux, à 18,6 % en 2026.
Peut-on refuser d’adhérer au PER obligatoire de son entreprise ?
Non, si vous appartenez à la catégorie de salariés qu’il couvre : l’adhésion et les cotisations sont obligatoires, d’où son nom. En contrepartie, les cotisations de l’employeur sont exonérées d’impôt sur le revenu dans certaines limites, et vous ne payez rien pour la tenue du compte. La sortie des cotisations obligatoires se fait en rente viagère, sauf si celle-ci est inférieure à 110 € par mois.